Publié le 5 février 2021

Les Grands Classiques de l’Animation Japonaise !

Les Grands classiques de l’Animation Japonaise !

 

1. COBRA

De quoi ça parle ?

Ce film d’animation raconte principalement l’histoire des “Trois Sœurs”, présentes également dans la série télévisée.

Jane, l’une des fameuses sœurs, tombe amoureuse de Cobra et se tourne vers lui afin qu’il délivre sa sœur Catherine des griffes du terrible Lord Nekron !

Cobra doit alors tout risquer alors qu’il est lui-même la clé du futur de Myrus, la planète natale des trois jeunes femmes.

 

Pourquoi c’est un classique ?

Cobra – Le film (d’animation) c’est en quelque sorte le pilote de la série animée !

Un mélange des ingrédients qui ont fait le succès de cette série mythique des années 80.

Ici, la temporalité des événements ainsi que le rythme du récit diffèrent de ce que l’on peut trouver dans la série TV. En effet, l’exploitation des scènes de romance que l’on retrouve peu dans la série est un réel plus !

Les relations entre les personnages sont approfondies et se mettent au niveau des scènes d’action légendaires de Cobra.

Cette œuvre est un classique car elle survient en France lorsque la série est déjà diffusée et au top de sa popularité. Aussi, ce film est un réel condensé de ce que les épisodes proposent.

Réalisé par Osamu Dezaki, déjà aux commandes de la série TV, il nous a également offert Lady Oscar et Rémi sans Famille !

 

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2. GITS 1995

De quoi ça parle ?

Ghost in the Shell est un manga futuriste de type cyberpunk, se déroulant aux alentours des années 2030. Le film de 1995 est directement adapté du manga papier de Masamune Shirow.

L’intrigue prend place dans un monde hyperconnecté régi par Internet et ses dérivés technologiques où les crimes informatiques sont monnaie courante.

Le Major Kusanagi à la tête de la section 9, bras armé de la cyber-police, traque des criminels d’un nouveau genre.

 

Pourquoi c’est un classique ?

Si GITS se trouve aujourd’hui au panthéon des films d’animation, il le doit à sa maîtrise graphique et technique hors du commun pour l’époque.

Les thèmes abordés sont avant-gardistes, visionnaires même, lorsque l’on voit ce que pourrait être le futur de notre société dans un monde toujours plus connecté.

Des réflexions plus philosophiques se posent quant aux limites de l’humanité et sur ce qui fait de nous des êtres humains. Et cette œuvre nous l’expose sous le prisme du Major Kusanagi, cette femme-cyborg ultra perfectionnée mais emplie de doutes et d’interrogations quant à sa part d’humanité.

C’est ce film qui a révélé le réalisateur Mamoru Oshii au grand public.

Le tout avec une trame narrative incroyable et des scènes d’action à couper le souffle !

 

“Le premier film d’animation pour adulte à atteindre un tel niveau d’excellence narrative et visuelle”

– James Cameron (Avatar, Terminator, Aliens, Titanic)

 

BRANI9193 - Ghost in the Shell - Bluray

 

3. JIN-ROH

De quoi ça parle ?

Nous sommes à la fin des années 1950.

Le Japon est sous l’occupation de l’Allemagne nazie et pour faire face au soulèvement de la population, le gouvernement déploie une unité de police lourdement armée : Panzer.

Un soir de violents affrontements, le lieutenant de la brigade armée se retrouve face à une fillette munie d’une ceinture d’explosifs. Hésitant à l’abattre, elle se fait sauter.

Mis à pied pour faiblesse psychologique, le désormais ex-lieutenant se rend sur la tombe de l’enfant. C’est là qu’il rencontre la grande sœur de cette dernière, dont il tombe amoureux.

Un film sombre noyauté autour du conte du Petit Chaperon rouge qui retranscrit à merveille les sentiments des personnages et la noirceur du récit.

 

Pourquoi c’est un classique ?

Cette uchronie a d’abord surpris de par sa réalisation graphique.

La noirceur profonde de l’œuvre et son aspect poétique nous tiraillent réellement.

Hiroyuki Okiura et Mamoru Oshii nous dressent un portrait de l’être humain qui pousse à la réflexion.

Le rythme du récit est également saisissant.

Une lenteur où les silences et les non-dits font la part belle aux mots les plus touchants.

Une lenteur où l’angoisse et la poésie nous encerclent à pas de loups.

L’ombre planante du conte du Petit Chaperon rouge des Frères Grimm tire également Jin-Roh dans une autre catégorie.

C’est un chef-d’œuvre de l’animation japonaise pour toutes ces raisons et aussi parce que cela aurait pu être la réalité au sortir d’une Seconde Guerre mondiale où l’Allemagne nazie se serait imposée.

 

BRANI9173 - Jin Roh - La Brigade des Loups

 

4. LES AILES D’HONNEAMISE

De quoi ça parle ?

L’intrigue nous plonge dans la section spécialisée en aérospatial de l’armée.

Son but : envoyer des hommes dans l’espace.

Une tâche ardue, source de nombreux échecs d’où l’intention des autorités de cesser les investissements dans un contexte de crise économique et sociale sans précédent.

C’est là qu’intervient le protagoniste Shiro, qui se porte volontaire pour cette ultime mission d’envergure.

Sa rencontre avec Riquinni, une jeune femme tournée vers la religion, le conforte dans son choix de tenter cette aventure spatiale.

Mais cette quête sera semée d’embûches, principalement à cause de la crise que traverse le royaume.

 

Pourquoi c’est un classique ?

C’est une œuvre qui touche à tous les pans de notre société par le prisme de cette élévation technologique et spirituelle.

L’aspect politique, social ou encore celui de l’humanisme sont dépeints dans ce film avec une maîtrise remarquable. Sans jugement, mature.

Une réalisation graphique irréprochable qui vient apporter encore plus de richesse au récit.

Première réalisation du studio Gainax et qui fut l’un des films les plus coûteux jamais produits au Japon.

A savoir que c’est Hideaki Anno qui dirige l’animation, réalisateur des séries cultes “Nadia, le secret de l’eau bleue” et “Neon Genesis Evangelion”.

Les Ailes d’Honneamise, c’est aussi un focus sur le héros foncièrement humain avec ses forces et ses faiblesses qui sont formidablement retranscrites tout du long du récit.

 

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5. ORIGINE

De quoi ça parle ?

Nous sommes dans un monde post-apocalyptique où Dame Nature à repris ses droits.

Agito, un jeune garçon, trouve un jour un caisson cryogénique renfermant une jeune fille du nom de Toola.

Cette dernière va donc découvrir ce monde qui lui est étranger de par ses coutumes ; ou encore l’aspect militarisé des deux grandes nations :

La Cité de Ragna qui veut un retour à la civilisation.

La Cité Neutre où les habitants vivent en harmonie avec la forêt.

Deux nations qui s’opposent tout en essayant de résister aux esprits de la forêt qui dominent la planète, pour préserver ce qu’il reste de l’humanité.

La présence de Toola dans ce monde aura des conséquences, elle est une menace pour les forces au pouvoir.

 

Pourquoi c’est un classique ?

Son thème, universel et avant-gardiste, amène son lot de réflexions sur nos sociétés et comportements modernes. Une œuvre qui parle à tous et à tous les âges.

L’univers dans lequel se déroule le film est saisissant et l’immersion est totale.

Un cadre qui n’est pas sans rappeler d’autres classiques de l’animation japonaise comme “Princesse Mononoké” par exemple.

Les personnages secondaires ont eux aussi leurs moments phares et une influence non négligeable sur le déroulement de l’aventure.

L’animation réalisée par le Studio Gonzo (Gantz) est sublime.

La bande-son est également de très haute volée et contribue à nous transporter dans cette fable écologique et onirique.

 

BRANI9176 - Origine

 

6. SWORD OF THE STRANGER

De quoi ça parle ?

Japon, ère Sengoku, la péninsule nippone est foudroyée par les guerres civiles et autres soulèvements populaires.

Lors d’un incendie, Kotaro un jeune garçon est pris au piège avec Tobimaru, son chien ! Ils sont sauvés par un rônin sans nom portant dans sa chair les stigmates d’un passé sanglant.

Une milice chinoise sous la coupe des Ming voulant accéder à la vie éternelle est aux trousses de Kotaro, l’orphelin cache donc bien des mystères.

En échange d’une pierre étrange qu’il tenait d’un moine, le jeune garçon achète les services du rônin pour assurer sa sécurité.

Ce samouraï sans maître va donc devoir brandir de nouveau son sabre, lui qui s’était juré de ne plus y toucher.

S’ensuit alors une aventure détonante sur le plan de l’action et une émouvante amitié va se nouer au fil de l’intrigue entre nos deux protagonistes.

 

Pourquoi c’est un classique ?

La lutte pour la survie est palpable dans ce film d’animation réalisé par Masahiro Ando (Jin-Roh, GITS, Full Metal Alchemist).

En effet, les scènes de combats sont intenses et le découpage attise le feu de l’action !

L’ampleur de cette œuvre prend place également dans son contexte historique car même si le focus se fait sur les personnages principaux, le peuple est toujours omniprésent dans ce contexte de révolte, sa pression est constante.

Les dialogues sont distillés avec parcimonie et les mots sont aussi tranchants que les sabres.

En superposition à la quête principale et à l’ambiance guerrière qui règne, Sword of the Stranger aborde également la thématique du racisme, le code d’honneur ou encore les jeux de pouvoirs.

Cela participe également à donner une ampleur supplémentaire à cette œuvre culte.

 

 

7. YOUR NAME

De quoi ça parle ?

D’un côté, Mitsuha, une jeune fille issue d’une famille traditionnelle japonaise rêve de la vie trépidante de Tokyo, loin de ses montagnes natales.

De l’autre, Taki, lycéen tokyoïte qui jongle entre les cours et son petit boulot de serveur.

Lui, rêve d’une vie plus paisible et étrangement, au sein d’une famille traditionnelle dans les montagnes.

Ils vont chacun s’accaparer le corps de l’autre à travers leurs rêves et une étrange relation s’installe donc entre ces deux personnages.

Des destins liés et pourtant aux antipodes, des mystères que vont devoir résoudre les deux adolescents.

 

Pourquoi c’est un classique ?

Your Name a battu nombre de records à sa sortie au box-office en faisant mieux que des films comme “Le Château ambulant” ou encore “Princesse Mononoké”, rien que ça !

Ce succès tient bien évidemment de la réalisation graphique, qui est simplement ce qu’il se fait de mieux au monde. Les différents quartiers de Tokyo sont magnifiés dans cette œuvre tout comme les plans plus ruraux. Tout simplement bluffant !

On ressent la patte de Makoto Shinkai (Les Enfants du Temps, Voyage vers Agartha), réalisateur et auteur du script.

C’est aussi une histoire d’amour plus complexe qu’à l’accoutumé qui transcrit une quête initiatique de l’adolescence et des sentiments. Une relation à deux facettes qui s’égare entre rêves et réalité.

A travers ses deux protagonistes, Makoto Shinkai dresse le portrait du Japon tel que nous le connaissons, entre traditions et modernité qui le caractérisent si bien.

Deux représentations d’une même nation que le réalisateur incite à ne pas opposer mais bel et bien à superposer.

Un travail de mémoire est aussi mis en avant avec la chute de la comète, un évènement qui fait écho à la triple catastrophe qui a durement touché le Japon en 2011 (un séisme de magnitude 9 qui a entraîné un tsunami puis l’accident nucléaire de Fukushima).

Un film qui donc se place sur plusieurs niveaux de lecture sans pour autant être moralisateur tant il est beau.

Touchant et dynamique, ce film nous enchante et nous immerge complètement dans cette aventure fabuleuse.

 

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8. MISS HOKUSAI

De quoi ça parle ?

Ce film d’animation nous plonge dans un Japon à cheval sur le XVIIIe et XIXe siècle. Et pour cause, c’est à cette période que vit Hokusai, aujourd’hui célébrissime peintre nippon.

Le personnage principal n’est autre qu’O-ei Katsushika, une des quatre filles du maître.

Cette jeune femme douée passe son temps avec son père dans son atelier, et réalise avec lui de multiples estampes dans un Japon plus créatif artistiquement que jamais auparavant.

Cette œuvre relate l’existence peu connue mais hors du commun de la fille d’un des plus grands artistes que le Japon ai porté.

 

Pourquoi c’est un classique ?

Miss Hokusai, c’est l’éloge de la création artistique.

Mais pas seulement.

A travers l’expression de son art, O-ei cherche à s’émanciper et à se faire un nom, elle qui vit dans l’ombre de son paternel.

Deux personnages qui détonnent quant à leur façon d’aborder le monde qui les entoure mais qui collaborent à la perfection dans leurs estampes.

Cette œuvre ne se cantonne pas seulement à la peinture et nous propose un formidable tableau de l’époque d’Edo et ses caractéristiques particulières comme les yokai par exemple (les esprits et démons japonais).

Habillement traité par Keiichi Hara (Wonderland : Le royaume sans pluie, Colorful, Doraemon), cela permet de mieux comprendre l’époque dont s’est imprégné le peintre et des difficultés qu’a rencontrées sa fille dans sa quête d’émancipation.

Un film sublime et touchant où traits de peintures et poésie s’entremêlent pour notre plus grand plaisir, s’il traite d’une époque plus ou moins lointaine, certains thèmes restent tout de même d’actualité et ont un écho aujourd’hui encore.

 

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9. MOMOTARO LE SOLDAT DIVIN DE LA MER & SPIDER AND TULIP

De quoi ça parle ?

Momotaro le divin soldat de la mer : Lors de la guerre du Pacifique nous suivons un groupe de parachutistes de la marine japonaise. D’abord lors d’un bref passage à leur domicile puis lorsqu’ils prennent la direction de leur base, plus au Sud.

L’escadron qui sillonne courageusement le monde est composé d’un singe, d’un ours, d’un chien et d’un faisan et est dirigé par Momotaro.

Tout ce petit monde se prépare à attaquer le terrible envahisseur sur Devil’s Island.

 

Spider and Tulip : Ce court métrage raconte l’histoire d’une coccinelle fuyant une araignée.

La bête à bon Dieu trouve alors refuge dans une tulipe… Hélas, l’araignée la repère !

Faite prisonnière par la toile de l’araignée, une tempête survient et une mouche arrive à la rescousse de la coccinelle.

Elles vont devoir coopérer pour s’échapper du piège.

 

Pourquoi c’est un classique ?

Momotaro le divin soldat de la mer : Cette œuvre est un monument de la japanimation. Et pour cause, c’est tout simplement le premier film d’animation japonaise.

Ce film sort quelques mois avant la capitulation du Japon, en 1945. Et c’est dans ce contexte historique de guerre qu’a été créé Momotaro, censé représenter le courage et la fierté de la nation !

On peut également faire un lien avec les studios Walt Disney, Fantasia a 5 ans lorsque Momotaro voit le jour.

L’ influence de la fameuse souris aux grandes oreilles ne fait aucun doute quant aux techniques d’animations et au traitement des couleurs utilisées.

Ce qui rend ce film encore plus mythique, c’est l’histoire qui tourne autour :

Très vite tombé dans l’oubli, certains accusent l’armée américaine (alors encore fortement présente sur le territoire japonais) d’avoir détruit les bobines.

Puis en 1984, un négatif du film est retrouvé dans un dépôt de la société de production Shôchiku.

Sur fond de propagande, ce film mythique restera à tout jamais la toute première production de l’industrie d’animation japonaise.

Momotaro peut se targuer d’avoir influencé les générations suivantes à savoir un certain Hayao Miyazaki ou encore un dénommé Osamu Tezuka, rien que ça !

 

Spider and Tulip : 1942, toujours dans un contexte belliqueux entre Japon et USA (Pearl Harbor étant survenu deux ans plus tôt) Kenzô Masaoka dévoile un de ses plus grands chefs-d’œuvre.

Ce court-métrage est une commande du Ministère de l’Education Nationale, il ne contient donc aucun message patriotique, contrairement à Momotaro (réalisé par l’élève de Masaoka, qui lui s’est tourné vers les commandes du Ministère des Armées).

Spider and Tulip est une œuvre hors du commun pour l’époque car elle est graphiquement à la pointe, s’inspirant une nouvelle fois des techniques de Disney.

 

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10. BELLADONNA

De quoi ça parle ?

Inspiré d’un essai de Jean Michelet intitulé “La sorcière”, l’histoire prend place au XIVe siècle, en France.

Une jolie paysanne nommée Jeanne se fait violer, le soir de ses noces, par le seigneur local usant de son droit de cuissage.

Son bien-aimé Jean, également un serf, la rejette.

Désespérée, elle se laisse séduire par le diable et conclut un pacte avec lui.

Elle devient alors une puissante sorcière, elle attire rapidement les suspicions des villageois et va devoir faire face à l’inquisition.

 

Pourquoi c’est un classique ?

C’est en replaçant Belladonna dans son contexte d’époque que l’on devine les premiers éléments qui font de cette œuvre un classique. L’œuvre dépeint un Moyen Âge morbide, rongé par la violence.

Apparue en 1973, La Belladone de la tristesse clôt la trilogie des Animerama produite par le célèbre Osamu Tezuka (Astro Boy, Le Roi Léo) et réalisée par Eiichi Yamamoto (scénariste sur “Le Roi Léo”).

Trois films d’animation érotiques qui ont pour objectif avoué de redynamiser l’industrie du cinéma délaissée par la population japonaise qui lui préfère le petit écran.

Le style picturale de l’œuvre lui confère une aura toute particulière, très novatrice pour l’époque, elle sort des sentiers battus de l’animation japonaise “classique”.

Il est l’incarnation même du caractère d’Osamu Tezuka, ce film est un défi hors norme : Celui d’apporter un regard différent sur le genre “Pinku Eiga”, le cinéma rose, phénomène d’époque au Japon.

Un univers donc insaisissable entre aquarelles, Dali et psychédélisme : un classique.